| Nouveau orage en Belgique entre Flamands et francophones |
| Scritto da Valentina Auricchio | |
| Domenica 06 Luglio 2008 20:39 | |
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La pression monte de nouveau en Belgique en raison de l'absence de progrès dans les négociations entre Flamands et francophones sur l'avenir du pays, alors que se rapproche dangereusement la date limite du 15 juillet prévue en principe pour trouver un compromis.
"Non, il n'est pas question d'impasse. Non, il n'y a pas de blocage", a assuré vendredi le Premier ministre Yves Leterme, assailli de questions lors de son point de presse hebdomadaire. Cette réunion devait permettre de faire le point alors que les négociations sur la réforme des institutions, lancées à la mi-juin, n'avancent visiblement pas. La Flandre, partie la plus riche du pays et qui représente 60% des 10,5 millions de Belges, réclame toujours une plus grande autonomie, ce que les francophones de Bruxelles et de Wallonie restent réticents à lui accorder. Ils craignent une rupture de la solidarité nationale en matière financière et sociale et un éclatement à terme du royaume. Yves Leterme a promis de présenter un compromis le 15 juillet devant le Parlement, avant un vote de confiance à haut risque deux jours plus tard. Il ne reste donc plus qu'une dizaine de jours pour trouver un terrain d'entente. La tâche d'autant plus difficile à réaliser que la coalition gouvernementale laborieusement mise sur pied au printemps après des mois de quasi-vacance du pouvoir, est en parallèle très divisée sur les questions économiques et budgétaires, sur fond d'inflation galopante. "Les heures qui viennent vont être cruciales", a averti jeudi devant ses troupes M. Leterme, selon le quotidien flamand De Standaard. Depuis, la tension s'est encore accrue, en raison notamment de mesures prises par des villes flamandes pour "renforcer le caractère néerlandophone" de la périphérie de Bruxelles, une ville majoritairement francophone enclavée en Flandre. L'obligation de connaître le néerlandais pour pouvoir acheter un logement social ou percevoir des allocations sociales, est jugée particulièrement discriminatoire par les francophones. Quant à l'idée francophone d'ouvrir un "couloir" de quelques kilomètres à travers la Flandre pour relier la Wallonie à Bruxelles, elle a conduit certains Flamands à affirmer que ce sont maintenant les francophones qui préparent l'éclatement du pays. Si la dramatisation est habituelle dans les dernières phases d'une négociation, il ne faut cependant pas minimiser les risques de crise. Il n'a pas exclu un départ du gouvernement, ce qui provoquerait des élections dont pourraient profiter les plus radicaux sur le plan linguistique, rendant la situation encore plus inextricable.
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